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PLANÈTE XMLFR

Agrégation de carnets web.

2008-08-27

N° 26 - PMB refresh

2008-08-27 Antonin Benoit Diouf - SENBIBDOC - Métier, Technologies de l'information, ASBAD, FOSS, PMB, SIGB

2008-08-26

Le rapport Copé, la télé et les formats

Des formats ouverts ?

La Commission pour la nouvelle télévision publique a remis le 25 juin 2008 (un mercredi) au Président de la République son rapport sur l'audiovisuel public [1]. Le sujet a fait réagir dès l'annonce en janvier 2008 de la fin de la publicité sur les tétévisions du service public. Le magazine Télérama a mené une action importante de propositions sur le sujet.

Mais nulle part ne figure une proposition technique innovante et inédite : utiliser un format video numérique ouvert !

Cela aurait signifié peut-être tout d'abord un développement industriel de départ (bénéfique à l'industrie et au secteur des TIC, pour améliorer par exemple le format Ogg Theora). Mais surtout cela aurait été une première qui aurait mis en avant l'indépendance technologique des contenus produits et une maîtrise des archives audiovisuelles (que l'INA aurait sans doute encore plus appréciées).

(On peut pour autant relever que le site de la commission utilise le logiciel libre Drupal [2]).

Autres articles récents sur la télé :

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

RDFa et HTML5 (vs. microformats et XHTML2)

2008-08-26 David Larlet - BioloGeek.com - xmlfr

J'étais en train de me renseigner sur le sujet lorsque je suis tombé sur un retour d'expérience que je trouve très intéressant, notamment en ce qui concerne le processus de création d'un microformat et le temps qu'il faut pour arriver au bout.

Le pire dans tout ça ? Je n'ai toujours pas trouvé comment intégrer du RDFa dans du HTML5. Et c'est là où je regrette un truc qui commence par X et qui finit par 2... on peut difficilement construire le web en ayant une vision à court terme.

RFC 4941: Privacy Extensions for Stateless Address Autoconfiguration in IPv6

Une des particularités d'IPv6 est de disposer d'un mécanisme, l'autoconfiguration sans état qui permet à une machine de se fabriquer une adresse IP globale sans serveur DHCP. Ce mécanisme crée typiquement l'adresse IP à partir de l'adresse MAC de la machine et une même machine a donc toujours le même identifiant (les 64 bits les plus à droite de l'adresse IPv6), même si elle change de réseau et donc de préfixe. Il est donc possible de « suivre à la trace » une machine, ce qui peut poser des problèmes de protection de la vie privée. Notre RFC fournit une solution, sous forme d'un mécanisme de création d'adresses temporaires, partiellement aléatoires.

L'autoconfiguration sans état, normalisée dans le RFC 4862 est souvent présentée comme un des gros avantages d'IPv6. Sans nécessiter de serveur central (contrairement à DHCP), ce mécanisme permet à chaque machine d'obtenir une adresse globale (IPv4, via le protocole du RFC 3927, ne permet que des adresses purement locales) et unique. Cela se fait en concaténant un préfixe (par exemple 2001:db8:32:aa12::), annoncé par le routeur, à un identifiant d'interface (par exemple 213:e8ff:fe69:590d, l'identifiant de mon PC portable - les machines individuelles, non partagées, comme les PDA sont particulièrement sensibles puisque la connaissance de la machine implique celle de son maître), typiquement dérivé de l'adresse MAC.

Partir de l'adresse MAC présente des avantages (quasiment toute machine en a une, et, comme elle est unique, l'unicité de l'adresse IPv6 est obtenue facilement) mais aussi un inconvénient : comme l'identifiant d'interface est toujours le même, cela permet de reconnaître une machine, même lorsqu'elle change de réseau. Dès qu'on voit une machine XXXX:213:e8ff:fe69:590d (où XXXX est le préfixe), on sait que c'est mon PC.

La solution initiale de ce problème avait été introduite par le RFC 3041, que notre RFC 4941 met à jour.

Les sections 1.2 et 2 du RFC décrivent le problème plus en détail. Elles notent entre autre que le problème n'est pas aussi crucial que l'avaient prétendu certains (une véritable campagne anti-IPv6 avait été montée à une époque par des gens mal informés). En effet, il existe bien d'autres façons, parfois plus faciles, de suivre une machine à la trace, par exemple par les fameux petits gâteaux de HTTP mais aussi par des moyens de plus haute technologie comme les caractéristiques matérielles de l'ordinateur, que l'on peut observer sur le réseau. Parmi les autres méthodes, notons aussi que si on utilise les adresses temporaires de notre RFC 4941 mais qu'on configure sa machine pour mettre dynamiquement à jour un serveur DNS avec cette adresse, le nom de domaine suffirait alors à suivre l'utilisateur à la trace !

La section 2.2, consacrée à la situation actuelle avec IPv4, fait d'ailleurs remarquer que la situation n'est pas parfaite avec IPv4 non plus, et que certains articles qui sonnaient l'alarme contre les dangers de IPv6 étaient donc vraiment peu informés. Aujourd'hui, en pratique, beaucoup de machines ont une adresse IPv4 qui change peu ou pas et elles sont donc plus vulnérables au « pistage » (sauf si elles changent de réseau souvent) que les machines IPv6 utilisant ce RFC 4941.

La section 2.4 commence à discuter des solutions possibles. DHCPv6 (RFC 3315, notamment la section 12) serait évidemment une solution, mais qui nécessite l'administration d'un serveur. L'idéal serait une solution qui permette, puisque IPv6 facilite l'existence de plusieurs adresses IP par machine, d'avoir une adresse stable pour les connexions entrantes et une adresse temporaire, non liée à l'adresse MAC, pour les connexions sortantes, celles qui « trahissent » la machine. C'est ce que propose notre RFC, en générant les adresses temporaires selon un mécanisme pseudo-aléatoire.

Enfin, la section 3 décrit le mécanisme de protection lui-même. Il y a deux cas, celui où on dispose d'un mécanisme de stockage des données, par exemple une mémoire Flash et celui où l'appareil, trop simple, n'a pas un tel mécanisme.

Le premier cas est détaillé dans la section 3.2.1 : on stocke une « valeur historique » à chaque génération d'une adresse. On utilise la valeur précédente, on la concatène à l'identifiant d'interface et on passe le tout à travers MD5. Les 64 premiers bits du résumé MD5 formeront le suffixe de l'adresse IPv6. La faiblesse cryptographique de MD5 n'est pas un problème, on ne cherche pas ici à résister à une attaque, juste à condenser un nombre aléatoire. Il n'est pas nécessaire que toutes les machines utilisent la même fonction de hachage et l'usage d'autres algorithmes que MD5 est donc autorisé.

La section 3.2.2 traite des cas où un dispositif de stockage n'existe pas et recommande alors l'usage d'une source réellement aléatoire, selon le RFC 4086.

Une fois l'adresse temporaire générée (les détails sont dans la section 3.3), il faut la renouveler de temps en temps (sections 3.4 et 3.5, cette dernière expliquant pourquoi renouveler une fois par jour est plus que suffisant). L'ancienne adresse peut rester active pour les connexions en cours mais plus pour de nouvelles connexions.

Maintenant que l'algorithme est spécifié, la section 4 du RFC reprend de la hauteur et examine les conséquences de l'utilisation des adresses temporaires. C'est l'occasion de rappeler un principe de base de la sécurité : il n'y a pas de solution idéale, seulement des compromis. Si les adresses temporaires protègent d'avantage contre le « flicage », elles ont aussi des inconvénients comme de rendre le déboguage des réseaux plus difficile. Par exemple, si on note un comportement bizarre associé à certaines adresses IP, il sera plus difficile de savoir s'il s'agit d'une seule machine ou de plusieurs.

L'utilisation des adresses temporaires peut également poser des problèmes avec certaines pratiques prétendument de sécurité comme le fait, pour un serveur, de refuser les connexions depuis une machine sans enregistrement DNS inverse (un nom correspondant à l'adresse, via un enregistrement PTR). Cette technique est assez ridicule mais néanmoins largement utilisée.

Un autre conflit se produira, note la section 7, si des mécanismes de validation des adresses IP source sont en place dans le réseau. Il peut en effet être difficile de distinguer une machine qui génère des adresses IP temporaires pour se protéger contre les indiscrets d'une machine qui se fabrique de fausses adresses IP source pour mener une attaque.

Quelles sont les différences entre le RFC originel, le RFC 3041 et celui-ci ? Peu importantes, elles sont résumées dans la section 8. Les principales sont des demandes plus fortes sur la configurabilité de l'usage des adresses temporaires, l'acceptation explicite d'autres fonctions de hachage que MD5 et surtout le fait que le réglage standard par défaut doit désormais être de couper l'usage des adresses IP temporaires.

Sur MS-Windows, ce mécanisme semble avoir été implémenté depuis Vista. Sur Linux, notre RFC est mis en œuvre depuis longtemps (c'est l'option CONFIG_IPV6_PRIVACY de compilation du noyau), mais désactivé par défaut, comme demandé par le RFC (section 3.6). Le paramètre sysctl qui contrôle ce protocole est net.ipv6.conf.XXX.use_tempaddr où XXX est le nom de l'interface réseau, par exemple eth0. En mettant dans le fichier /etc/sysctl.conf :

# Adresses temporaires du RFC 4941
net/ipv6/conf/default/use_tempaddr = 1
On met en service les adresses temporaires, non « pistables » pour toutes les interfaces (c'est le sens de la valeur default). Notons que l'adresse « pistable » est toujours présente mais vient s'y ajouter une adresse temporaire choisie au hasard. Selon les règles du RFC 3484, rappelées dans la section 3.1 de notre RFC, c'est cette adresse temporaire qui sera choisie, en théorie (cela ne marche apparemment pas sur Linux 2.6.24) pour les connexions sortantes. ifconfig affichera donc :
wlan0     Link encap:Ethernet  HWaddr 00:13:e8:69:59:0d  
...
          inet6 addr: 2001:db8:32:aa12:615a:c7ba:73fb:e2b7/64 Scope:Global
          inet6 addr: 2001:db8:32:aa12:213:e8ff:fe69:590d/64 Scope:Global
puis, au démarrage suivant, l'adresse temporaire (la première ci-dessus) changera :
wlan0     Link encap:Ethernet  HWaddr 00:13:e8:69:59:0d
...
          inet6 addr: 2001:db8:32:aa12:48a9:bf44:5167:463e/64 Scope:Global
          inet6 addr: 2001:db8:32:aa12:213:e8ff:fe69:590d/64 Scope:Global

Ceux qui veulent configurer ce service sur une machine Linux peuvent aussi lire Stateless Network Auto Configuration With IPv6.

2008-08-25

Quand une chanteuse refuse l'entrée à un chanteur

Et si c'était vrai ?

On me dit qu'une chanteuse connue aurait lancé avant la mi-juillet 2008 son nouvel album. On me dit que des morceaux auraient été disponibles sur son site Web.

Mais on me dit que le site Web serait en Flash, et qu'ainsi flashé il ne serait pas vraiment indexable et surtout il ne serait pas consultable par les personnes aveugles comme un chanteur aveugle connu.

Pourtant on me dit que les sites accessibles existent, y compris avec de la musique, en utilisant notamment les standards ouverts du Web bien connus.

C'est vrai [1].

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Le format Flash moins fermé ? Oui, mais...

Le Flash indexable ? Oui, mais pas de manière ouverte

Adobe a annoncé le 1er juillet 2008 [1] que son format Flash [2] allait être indexable. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Un site en Flash, c'est un site invisible pour les moteurs de recherche : les contenus texte ne sont pas parcourus, ils n'existent pas (ou de manière très fragmentaire via les mots clés dans l'en-tête des pages). Le communiqué de presse d'Adobe l'admet explicitement :

« Adobe fournit à Google et Yahoo! la technologie Adobe® Flash® Player optimisée pour améliorer l’indexation des fichiers SWF par les moteurs de recherche, et leur permettre de localiser des informations jusqu’à présent indétectables. »

Désormais il sera possible d'indexer les contenus des pages en Flash... mais pas pour tout le monde comme indiqué ci-dessus : il s'agit d'un accord entre Adobe et « les moteurs de recherches leaders du marché ». Donc les autres moteurs de recherche (les actuels Windows Live Search, Exalead,... ou les futurs) ne sont pas concernés, ni leurs utilisateurs.

La réponse au problème est donc un accord limité (pour l'instant ?), qui maintient finalement un Web limité car il ne profite pas au Web en étant un standard ouvert du Web.

Articles à propos de sites flashés :

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Représentation sous forme texte de ce qui passe sur le réseau

2008-08-25 Stéphane Bortzmeyer - xmlfr

Dans beaucoup de protocoles réseau, ce qui passe « sur le câble » est dans un format binaire incompréhensible pour un humain. Il est souvent utile de pouvoir le représenter sous forme texte, par exemple lorsque des programmes comme tcpdump ou Wireshark le décodent. C'est encore mieux si ce format texte est normalisé, cela permet la communication facile entre humains. Regardons quelques exemples surtout empruntés à la famille TCP/IP.

Logiquement, on va commencer par les adresses IP. Il semble que la représentation texte des adresses IPv4 soit normalisée, non ? Quatre nombres séparés par des points comme 192.0.2.25, non ? Mais c'est plus compliqué que cela. Ni le RFC 791, qui normalise IPv4, ni les RFCs suivants ne prévoient une forme textuelle standard. La représentation ci-dessus n'est qu'une habitude. Mais les bibliothèques qui convertissent depuis cette forme texte vers le binaire acceptent d'autres syntaxes. Voyons des exemples avec le programme telnet :

% telnet 3221226009
Trying 192.0.2.25...
...
% telnet 0xc0000219
Trying 192.0.2.25...
...
Bref, il existe bien des façons de représenter une adresse IPv4. Notons toutefois que, contrairement à ce que prétendent certains pour justifier leur conservatisme, par exemple le refus de noms de domaine entièrement en chiffres, il n'y a pas de risque de confusion entre noms et adresses. Le RFC 1123 est très clair dans sa section 2.1 : « The host SHOULD check the string syntactically for a dotted-decimal number before looking it up in the Domain Name System. Donc, 192.0.2.25 n'est pas ambigu, même si le domaine de tête .25 était créé.

La documentation peut être trompeuse. Sur une machine Ubuntu, le manuel de getaddrinfo() dit que l'adresse doit être exprimée sous forme dotted-decimal format for IPv4 alors qu'en fait d'autres formes sont acceptés. Tout programme qui utilise getaddrinfo() (la grande majorité) acceptera alors, peut-être sans s'en rendre compte, ces autres formats, comme le fait telnet dans l'exemple ci-dessus. Par exemple, avec wget :

% wget http://0xc0000219/
--19:12:10--  http://0xc0000219/
           => `index.html'
Resolving 0xc0000219... 192.0.2.25
Connecting to 0xc0000219|192.0.2.25|:80 connected.
HTTP request sent, awaiting response... 200 OK
...

Au fait, quelle est la représentation binaire des adresses IPv4 ? C'est un nombre de 32 bits, gros boutien (section 3.2 et annexe B du RFC 791). En revanche, le RFC ne précise pas directement que ces nombres sont non signés...

Et pour IPv6 ? Cette fois, il existe une représentation normalisée : le RFC 4291 la fixe dans sa section 2.2, la représentation préférée étant celle avec les deux-points, par exemple 2001:DB8::8:800:200C:417A. Mais le RFC ne donne pas de grammaire, par exemple en ABNF, de cette syntaxe. Plusieurs RFC en contiennent une (par exemple le RFC 3986, section 3.2.2), mais il n'existe pas de grammaire formelle standard.

La question de la représentation texte peut susciter des polémiques, notamment lorsque il existe déjà des programmes qui analysent ces représentations texte et qu'une réforme de celle-ci peut invalider ces programmes. Ainsi, il n'existe pas actuellement de forme texte standard pour les numéros de systèmes autonomes (AS pour Autonomous System) lorsque ceux-ci comportent quatre octets, comme permis par le RFC 4893. Un Internet-Draft avait été écrit, draft-michaelson-4byte-as-representation-05, mais avait échoué devant l'IESG. Il existe en effet deux écoles pour la représentation des numéros d'AS, celle qui dit qu'un numéro d'AS ne doit être qu'un identificateur opaque et que sa syntaxe texte n'a donc pas besoin d'être lisible ou mémorisable, donc que le nombre décimal, par exemple 196613, suffit. Et une autre école dit que les numéros d'AS sont échangés entre humains, par téléphone ou par courrier, et doivent donc être des identificateurs utilisables par des humains. Cette école écrirait donc le même numéro d'AS 3.5 (3 fois 65536 plus 5). Avec les anciens numéros d'AS, sur deux octets, la question n'avait pas une grande importance, puisque tous les numéros étaient relativement petits, inférieurs à 65535. Ainsi, les programmes qui les traitaient ne s'attendent pas à une syntaxe structurée. Outre les questions de principe ci-dessus, la syntaxe structurée, avec le point comme séparateur, est critiquée par ceux qui maintiennent un tel programme. Le résultat est donc qu'il n'existe aucun standard...

Par contre, une forme texte existe depuis toujours pour les filtres LDAP (RFC 2254). Leur représentation binaire est gouvernée par les règles d'encodage d'ASN.1 et est donc inaccessible à l'humain normal. Si, pour une adresse IPv4, le passage de la forme texte à la forme binaire est faisable « de tête » , pas question d'en faire autant avec BER D'où la forme texte des filtres maintenant bien connue comme &(cn=latham 47)(state=lost).

Le dernier exemple de cet article concernera le DNS. La représentation texte des noms de domaine est bien connu et on trouve désormais de tels noms même sur la devanture des boulangeries (www.boulangerie-maeder.fr). Mais cette représentation texte (RFC 1034, section 3.1) n'a rien à voir avec ce qui circule « sur le câble ». En effet, la forme binaire de ces noms (RFC 1035, section 3.1) n'utilise pas le point comme séparateur mais un encodage longueur-valeur, où un octet indiquant la longueur est suivi par le label (les noms de domaine sont composés de labels).

On peut donc créer des noms de domaines comportant des points, même s'ils seront difficiles à manipuler.

2008-08-24

Video sur le Web : du nouveau à l'horizon

Firefox 3.1 et le format ouvert Ogg Theora

En video, les formats fermés sont omniprésents sur le Web (Windows Media Video, Quicktime,...). Or de plus en plus de contenus video sont mis en ligne. Mais un format ouvert existe, c'est le Ogg Theora [1]. Cependant deux points peuvent le pénaliser :

  1. il n'y a pas assez de production de contenus dans ce format ;
  2. il n'y a pas de logiciels assez répandus pour lire les contenus dans ce format.

C'est un peu un le serpent que se mord la queue. Mais ce cercle vicieux va être brisé : Firefox propose dans sa prochaine version 3.1 la prise en compte du format Ogg Theroa [1] sans rien ajouter, rien installer ni rien configurer. Cela fonctionnera nativement, comme le dit l'expression technique.

Avec la présence importante de Firefox sur les ordinateurs (la fameuse part de marché, PDM), le point 2 sera très atténué. En avant alors pour produire des contenus qui seront facilement lisibles !

Sources et liens :



  • Boutade à propos des formats de numérotation des versions : après Firefox 3.1, y aura-t-il un 3.11, suivi d'un Firefox 95 ? ;-)

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Pour gagner le 100 m nage libre homme olympique, adopter Firefox !

2008-08-24 Thierry Stoehr - Formats-Ouverts.org - Nonelectronique

La fédération française de natation recommande Firefox

Dimanche 24 août 2008, jour de clôture des Jeux Olympiques d'été 2008 et donc fin de la pause de Formats-Ouverts.org depuis leur ouverture le 888 (le 1500e jour de FOo).

Alors, quel est le bilan de ces J.O. pour les sportifs français, le libre (le logiciel libre) et les standards ouverts (vraiment ouverts) ? Réponse : Firefox permet de devenir champion olympique et de gagner des médailles !

En effet le site de la Fédération française de natation [1] le clame dans une banderole (à gauche) sur toutes ses pages : « ADOPTEZ FIREFOX » avec un lien vers le site de Mozilla Europe. Ainsi la médaille d'or d'Alain Bernard en 100 m nage libre résulte sans doute de ce conseil scrupuleusement appliqué (avec d'autres). Une torpille de bassin ne peut surfer qu'avec un navigateur rapide utilisant les standards ouverts du Web !

Pour un peu contre balancer la natation et l'athlétisme qui ont un bon format pour les media, il faut rappeler que c'est en lutte gréco-romaine que la première des 7 médailles d'or des sportifs français a été remportée, par Steeve Guénot, dont le frère Christophe a aussi remporté la médaille de bronze [2].

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

RFC 5291: Outbound Route Filtering Capability for BGP-4

2008-08-24 Stéphane Bortzmeyer - xmlfr

Quand deux routeurs BGP échangent des routes, il est fréquent que certaines soient refusées par le routeur récepteur, par exemple parce qu'ils les estime invalides ou parce qu'elles ne correspondent pas à ses politiques de routage (section 2 du RFC). C'est donc un gaspillage que de les envoyer et ce nouveau RFC permet au routeur récepteur de signaler à l'avance à son pair BGP quelles routes il n'acceptera pas.

BGP, normalisé dans le RFC 4271 est le protocole d'échange de routes dans l'Internet. Pratiqué surtout entre organisations distinctes, il permet de faire du routage politique, cest-à-dire de rejeter certaines routes en fonction de la politique de chaque organisation. Pour cela, les routeurs BGP mettent typiquement en œuvre des filtres sur les routes reçues. Avec notre RFC, ces filtres peuvent être transmis au routeur pair sous le nom d'ORF (Outbound Route Filters) que le pair appliquera sur le jeu de routes qu'il allait annoncer, supprimant de ce jeu les routes qui ne conviennent pas à son pair.

La section 3 détaille ce qu'est un ORF. C'est un tuple composé de :

  • l'AFI/SAFI (qui permet notamment d'indiquer si la route concerne IPv4 ou bien IPv6), termes définis dans le RFC 4760.
  • le type d'ORF, qui sera enregistré dans un registre IANA (http://www.iana.org/assignments/bgp-parameters/bgp-parameters.xhtml) (pas encore peuplé, cf. section 7).
  • l'action à effectuer sur cet ORF, typiquement ADD (l'ajouter à la liste) ou REMOVE (le supprimer).
  • la politique à appliquer aux routes qui corrspondent à ce critère (PERMIT ou DENY).
  • Et la valeur, dont le contenu dépend de l'AFI/SAFI, c'est typiquement un préfixe réseau.

La section 4 explique ensuite comment encoder les ORF et les transmettre dans une session BGP. Les sections 5 et 6 précisent que le routeur qui gère les ORF doit l'annoncer (cf. RFC 3392) par la capacité BGP n° 3 Outbound Route Filtering Capability.

RFC 5246: The Transport Layer Security (TLS) Protocol Version 1.2

Le protocole de cryptographie TLS, autrefois nommé SSL, est un des protocoles de l'IETF les plus utilisés. À chaque seconde, des milliers de connexions TCP, en général HTTP, sont protégées contre l'écoute, et même parfois authentifiées par TLS. Ce RFC met à jour l'ancienne norme, le RFC 4346.

Aujourd'hui, plus personne n'aurait l'idée de faire circuler un mot de passe en clair sur le réseau, car il serait très facile à capturer (par exemple avec un programme comme dSniff). TLS fournit la confidentialité à une connexion TCP. (TLS peut aussi fonctionner avec d'autres protocoles de transport comme SCTP - RFC 3436 ou bien UDP - RFC 4347.)

L'authentification par mot de passe a par ailleurs des défauts, notamment que le mot de passe soit réutilisable. Si l'utilisateur a été victime d'un faux serveur, par exemple par suite d'un hameçonnage, il donne son mot de passe et le méchant qui contrôle le faux serveur peut l'utiliser sur le vrai site. Pour traiter ce problème, TLS fournit une solution d'authentification reposant sur les certificats X.509 ou bien sur les clés OpenPGP (RFC 5081). TLS permet aussi bien au client d'authentifier le serveur qu'au serveur d'authentifier le client (cette deuxième possibilité est à l'heure actuelle peu utilisée).

Les certificats X.509 sont composés de la partie publique d'une clé asymétrique et de méta-données, comme la date d'expiration. Ils sont signés par une CA, qui a elle-même un certificat signé par une CA et ainsi de suite jusqu'à arriver aux CA racines installés dans le logiciel. La plupart du temps, l'utilisateur n'a jamais examiné ces certificats des CA racine et n'a aucune idée de leur fiabilité. C'est l'un des gros points faibles de l'authentification par TLS / X.509.

TLS n'est pas une solution miracle, il n'en existe pas en sécurité informatique. Par exemple, TLS ne protège pas dans les cas suivants :

  • Si un programme espion tourne sur la machine de l'utilisateur (ce qui est le cas de beaucoup, peut-être la plupart des machines MS-Windows),
  • Si le serveur est méchant ou mal protégé. Par exemple, un numéro de Carte Bleue transmis par TLS n'est protégé que pendant le voyage ! Si le serveur à l'autre bout stocke ces numéros et se fait pirater, TLS n'y pourra rien.

Passons maintenant au RFC proprement dit. Il fait plus de cent pages et pourtant de nombreux points n'y sont pas, comme la définition des algorithmes cryptographiques utilisés. La sécurité est un domaine compliqué, d'autant plus qu'une petite erreur peut annuler toute la sécurité de même que l'oubli de fermer à clé peut rendre inutile une lourde porte blindée.

TLS est composé de deux parties (section 1 du RFC), le Record Protocol, protocole de bas niveau qui transmet des messages en les chiffrant pour la confidentialité et l'intégrité et le Handshake protocol, bâti sur le premier, et qui se charge entre autres de négocier les paramètres de la session.

En effet, TLS fonctionne en négociant au début un algorithme de chiffrement ainsi qu'une clé cryptographique de cet algorithme pour la session. Le Record protocol va ensuite chiffrer les messages avec cette clé.

La section 4 du RFC détaille le langage de présentation. L'IETF n'a pas de langage unique de spécification, chaque RFC utilise des outils différents pour décrire ses protocoles ou algorithmes. TLS crée donc le sien, proche du C. Par exemple la section 4.4 décrit les nombres, tous créés à partir d'un type unit8, qui stocke un octet. La section 4.5 décrit les types énumérés comme enum { null, rc4, 3des, aes } BulkCipherAlgorithm; (le type qui sert à définir les valeurs de l'algorithme de cryptographie symétrique).

La section 6 décrit en détail le Record protocol. C'est un protocole qui va effectuer le chiffrement, mais aussi la compression, la fragmentation, etc.

La section 7 couvre le protocole de négociation (Handshake protocol). C'est le protocole qui permet l'authentification du serveur par le client (ou, plus rarement, le contraire) et la sélection des options, par exemple l'algorithme de chiffrement utilisé. L'authentification se fait en général en présentant un certificat X.509, certificat signé par un tiers de confiance (RFC 3280, en pratique, le tiers « de confiance » est une des CA installées par défaut avec le logiciel, dont personne ne sait pourquoi elles ont été choisies). Voici par exemple le résultat de ce protocole, tel qu'affiché par la commande gnutls-cli (qui est livrée avec GnuTLS) :

% gnutls-cli -d 9 www.example.org
Connecting to '192.0.2.20:443'...
...
|<3>| HSK[80708e8]: Selected cipher suite: DHE_RSA_AES_256_CBC_SHA
Le chiffrement AES en mode CBC a été choisi. gnutls-cli permet de voir le passage de tous les messages TLS de ce protocole, tels qu'ils sont décrits dans la section 7.4 :
      enum {
          hello_request(0), client_hello(1), server_hello(2),
          certificate(11), server_key_exchange (12),
          certificate_request(13), server_hello_done(14),
          certificate_verify(15), client_key_exchange(16),
          finished(20), (255)
      } HandshakeType;

Comme précisé dans la section 7.3, ce protocole de négociation a aussi ses propres vulnérabilités. Au démarrage, il n'y a évidemment pas d'algorithme de chiffrement ou de clé de session sélectionnés. Comme le précise la section 7.4.1, TLS démarre donc sans chiffrement. Un attaquant actif, capable de modifier les paquets IP, peut changer la liste des algorithmes acceptés, avant que le chiffrement ne soit actif, de façon à sélectionner un algorithme faible. (Le remède est de refaire la négociation une fois le chiffrement activé.)

Comme souvent avec TLS, le protocole est extensible. La section 7.4.1.4 décrit par exemple les extensions à l'annonce que font les machines TLS, possibilité qui est utilisée dans le RFC 5081 pour ajouter les clés OpenPGP aux certificats X.509. (Les extensions existantes sont décrites dans le RFC 4366.) Le registre complet des extensions est maintenu à l'IANA.)

La section 9 indique l'algorithme de chiffrement obligatoire, RSA avec AES. Il est nécessaire de définir un algorithme obligatoire, autrement, deux mises en œuvre légales de TLS pourraient être incompatibles si les deux ensembles d'algorithmes n'avaient aucun élément en commun.

Par rapport à son prédécesseur, le RFC 4346, qui normalisait TLS 1.1, les changements sont de peu d'importance (la liste figure en section 1.2). Un client TLS 1.2 peut interagir avec un serveur 1.1 et réciproquement (voir l'annexe E pour les détails.) Il s'agit en général de clarifications ou bien du changement de statut de certains algorithmes cryptographiques. En effet, la cryptographie bouge et certains algorithmes, qui paraissaient solides à une époque, sont vulnérables aux attaques modernes (c'est par exemple ce qui est arrivé à MD5 et SHA1). C'est pour cela que l'algorithme « RSA avec AES » fait désormais partie des algorithmes obligatoires et que par contre IDEA et DES sont partis.

Contrairement à IPsec (RFC 2401), TLS fonctionne entre la couche de transport et les applications. Il n'est donc pas invisible aux applications, qui doivent être explicitement programmées pour l'utiliser. Pour cela, il n'existe malheureusement pas d'API standard. OpenSSL, l'implémentation la plus populaire de TLS, a la sienne, son concurrent GnuTLS en a une autre, etc. (GnuTLS dispose d'une couche d'émulation de OpenSSL mais elle est incomplète.)

Un programme comme echoping qui peut utiliser aussi bien OpenSSL que GnuTLS, doit donc recourir aux services du préprocesseur C, par exemple :

#ifdef OPENSSL
        ...
        SSL_set_fd(sslh, sockfd);
        if (SSL_connect(sslh) == -1)
#endif
#ifdef GNUTLS
...
        gnutls_transport_set_ptr(session, 
                                 (gnutls_transport_ptr) (long) sockfd);
        tls_result = gnutls_handshake(session);
...
#ifdef OPENSSL
        if ((rc = SSL_write(sslh, sendline, n)) != n) {
...
#ifdef GNUTLS
        if ((rc = gnutls_record_send(session, 
                                     sendline, strlen (sendline))) != n) {
...

Une autre solution pour une application qui veut faire du TLS sans se fatiguer est de compter sur le fait que TLS est indépendant du protocole utilisé par l'application et qu'on peut donc simplement créer un tunnel TLS, par exemple avec stunnel. Ainsi, on n'a même pas besoin de modifier le source de l'application.

2008-08-23

Documenter son code en RDF

2008-08-23 David Larlet - BioloGeek.com - xmlfr

Entre autres suggestions, je vais réfléchir à ça mais c'est vrai qu'il pourrait être intéressant d'avoir des convention style Turtle qui pourraient ensuite être exploitées par les IDE (tout en restant lisible). Ou lorsque le Web Sémantique sort du web.

2008-08-21

Meilleur client SSH sur iPhone ?

J'ai lu deux revues de clients SSH pour iPhone et pour l'instant c'est TouchTerm que je trouve le plus intéressant. Vous avez des retours là-dessus ? (en restant dans la légalité)

Dans le même genre, si vous avez eu l'occasion de faire des screencasts sous Mac, j'ai retenu ScreenFlow et Screenflick, avis bienvenus aussi.

2008-08-19

Conseils pour une bonne relation client/freelance

Encore une fois un article de FreelanceSwitch qui mériterait d'être traduit, voici les différents points résumés :

  1. Ne soyez pas invisibles, parlez à vos clients
  2. Offrez leur un toolkit, soyez mémorable
  3. Aidez le client à comprendre ce que vous faites
  4. Rendez votre expérience unique
  5. Accordez une importance particulière aux détails
  6. Concentrez vous sur le visible, outsourcez le reste
  7. Prenez l'initiative et apprenez le métier de votre client
  8. Proposez des extensions pertinentes à votre travail
  9. N'attendez pas que le client demande
  10. Qu'est-ce qui vous rendra génial ?
  11. Apportez une touche personnelle à votre travail
  12. Considérez le travail de votre client comme le votre
  13. Faites un peu plus que prévu
  14. Tenez vos clients informé ( = 1 + 3 à mon avis)
  15. Soyez remplaçable
  16. Écoutez puis communiquez
  17. Lorsque ça ne fonctionne pas, proposez une alternative
  18. Privilégiez la proximité
  19. Donnez plus que ce que vous recevez
  20. Répondez ! (téléphone + emails)
  21. Aidez les clients à découvrir ce qui compte vraiment pour eux
  22. Tout est dans la confiance
  23. Ça dépend toujours des personnalités
  24. Terminez avec le sourire
  25. Faites quelques extras
  26. Impliquez votre client à chaque étape du projet
  27. Soyez disponible en personne
  28. Allez leur rendre visite
  29. Motivez et inspirez vos clients
  30. Soyez *toujours honnête
  31. Ne vous ruez pas sur un projet
  32. Adaptez-vous à la personnalité du client
  33. Soyez précis, dans le doute, demandez
  34. Mettez y du cœur
  35. Travaillez comme s'il s'agissait de votre plus gros projet à ce jour
  36. Allez toujours jusqu'au bout du travail
  37. Utilisez le téléphone, gardez les communications intimes
  38. Donnez leur une analyse de la situation

Je trouve les remarques d'autant plus intéressantes qu'elles viennent de différents freelances qui ont donné leurs avis sur la question suite à un concours. Du smoothie d'expériences.

2008-08-18

Persée : Web 2.0 et recherche scientifique

2008-08-18 Gabriel Képéklian - Blogabriel - xmlfr, Langages, Linguistique, Web 2.0

Le Retour à la Terre ouvre le 20 août

2008-08-18 Eric van der Vlist - Français, Internet, Le Retour a la Terre, Uncategorized

Logo du Retour à la TerreIl aura fallu la détermination sans faille de Catherine et la motivation exceptionnelle de son équipe pour maintenir le cap et respecter cette date d’ouverture fixée depuis plusieurs mois en dépit de tous les obstacles que l’on rencontre sur ce type de projet…

Le pari est en passe d’être gagné et son magasin « Le Retour à la Terre » ouvrira ses portes le 20 août.

Cette ouverture imminente nous a conduit à mettre en ligne dès ce week-end le site du Retour à la Terre bien qu’il soit encore en construction.

Pour ce site qui présentera non seulement le magasin mais également notre démarche et nos vergers, j’ai souhaité privilégier la facilité de mise à jour et ai choisi de le « motoriser » avec WordPress que Catherine connaît bien puisque c’est également le moteur de son blog.

Le style a été réalisé par Laurent Henriot et appliqué au site sous forme d’un « thème » WordPress spécifique.

2008-08-14

Flottement

2008-08-14 Christian Fauré - Défaut, enregistrement

Juste une image, avec mon commentaire audio

??? ??? ??? ??? ???
???

2008-08-13

N° 25 - Web sémantique : apporter notre pierre à l’édifice

2008-08-13 Antonin Benoit Diouf - SENBIBDOC - xmlfr, Général, FRBR, Ontologies, OWL, RDF, SKOS, Taxonomies, Web sémantique

2008-08-12

Revue de web

2008-08-12 David Larlet - BioloGeek.com - xmlfr

Trop d'onglets, trop de boulot mais ça serait dommage de passer à côté alors vous en faites les frais :)

  • On commence avec Jean-Sébastien Bouchard dont je suis le parcours depuis quelques années et qui nous en fait un magnifique résumé. Bravo, ça fait vraiment plaisir à lire, continue. Au passage, j'ai découvert les 5 respirations/pulsations d'un projet, à méditer.
  • Dans un tout autre registre, Loïc d'Anterroches partage avec nous la naissance du bug tracker InDefero.
  • Puisqu'on parle de code, il semblerait qu'OAuth ne soit pas toujours compris, ni apprécié. C'est bien dommage... [Edit] : la discussion se poursuit sur le blog de Luke Redpath.
  • Côté web 2.0, j'ai testé Taskii, le BaseCamp français européen et c'est prometteur, il y a un réel travail de fait au niveau des interfaces, il faudra que j'utilise un vrai outil un de ces jours car ça devient ingérable là. Il faudrait que je teste CommonBox aussi car le principe est intéressant, d'ailleurs si vous avez des retours sur ces services n'hésitez pas.
  • Étant en train de refaire le design de ce blog (enfin !), je suis resté scotché par l'utilisation d'HTML 5 (admirez le code), ce n'est pas envisageable actuellement car je tiens trop à mon RDFa mais ça fait plaisir à voir.
  • On plonge un petit coup dans le Web Sémantique pour une vidéo sur Refaire le web qui est très claire et qui montre les enjeux du web de demain. Ça mériterait une revue plus détaillée, je développerai sur ces communicateurs.
  • Côté libre, Bernard Opic s'occupe de traduire le blog de Mark Shuttleworth, c'est un travail de titan, merci !
  • Un peu de Python maintenant avec le style guide de Google et un billet sur la progression de Python, 6ème langage le plus utilisé, croissance deux fois plus importante que celle de Ruby.
  • Pour les geeks, Benoît Chesneau bosse sur django-couchdb et Timothée Peigner a traduit Starling en Python : Peafowl. W00t!
  • Une belle démonstration de l'intérêt des tests utilisateurs, toujours essayer de corriger le problème à la source.
  • On termine par un peu de culture et d'environnement. Je ne connaissais pas les hydroliennes et j'arrive difficilement à en cerner tous les inconvénients.

Et sinon, je viens de lire le dernier Trolls de Troy et il est clairement décevant, ça sent la BD sortie pour les jeux. Ruez vous plutôt sur Samouraï, les dessins sont juste exceptionnels et l'histoire tient la route.

2008-08-11

Comments enabled !

2008-08-11 Xavier Lacot

Excuse me, I think I'm naked: on a wall of Barcelona.

Excuse me, I think I'm naked: on a wall of Barcelona.

I have just enabled comments on this blog. It is the first time that I do so, and I must recognize that it is mainly in order to use the sfPropelActAsCommentableBehaviorPlugin that I released in a new version this morning.

In just a few words, this Symfony plugin lets you easily enable comments on your blog/website/whatever in just a couple of minutes. Take a look at the extensive documentation in order to get to know on how to use it.

This new version makes use of Mickael Kurmann's sfGravatarPlugin for displaying and caching the gravatars, along with HTMLPurifier for cleaning the bits of your dirty comments, dudes!

ps: David, I have won two ranks in the classification, right?

★ RDF, l'ADN de notre identité numérique ?

2008-08-11 David Larlet - BioloGeek.com - xmlfr, bio-informatique, web-semantique

Il était 6 heures du matin, dans un bateau me menant en Corse (après un voyage épique, ne prenez pas la SNCM !) et j'étais en train de lire la première boucle d'Hominescence décrite par Michel Serres, lorsque j'ai eu une sorte d'illumination biologeek. Avec le recul c'est pas aussi extraordinaire, même si je suis supris de ne pas voir plus de résultats sur RDF et ADN ou DNA dans les moteurs de recherche, pour la peine je vous mets quelques photos.

Marine de Meria, vue de la fenêtre

À l'origine était le triplet

J'essaye de trouver une solution simple pour expliquer RDF depuis un moment et je pense que la métaphore est la meilleure manière de transmettre un concept abstrait. Encore fallait-il trouver celle qui était la plus proche/juste. Pas simple. J'ai bien une piste mais elle requiert d'avoir quelques connaissances en biologie (l'article sur la synthèse des protéines de Wikipedia est un bon départ pour les plus curieux).

Lors de l'expression des gènes, l'ADN est transcrit en ARN puis traduit en une séquence d'acides aminés. Cette dernière étape de traduction utilise le code génétique permettant de faire correspondre chaque triplet à un acide aminé. Or, ces acides aminés sont la base essentielle de la formation des protéines qui nous constituent. L'ordre dans lequel ils sont agencés et la forme qu'ils vont conférer à la protéine grâce à leurs propriétés physico-chimiques déterminent la fonction de cette protéine (restons simples).

Prenons maintenant un profil FOAF, il est constitué de triplets RDF qui ont chacun une signification propre. C'est leur agencement, leurs imbrications qui définissent l'identité numérique. Notre avantage sur le vivant : nous ne sommes pas limités à 4 bases azotées mais à une infinité de vocabulaires appelés ontologies (restons simples ici aussi :-)).

Vous êtes donc une protéine numérique au sein d'une cellule virtuelle.

Marine de Meria, vue de la fenêtre

Ironie du sort, la propriété DNA checksum (présentée ouvertement comme étant une blague !) permet de lier sa séquence d'ADN à son profil FOAF, liant ainsi votre identité biologique à votre identité numérique. Qui sait, peut-être un jour enseignera-t-on « RDF, support de notre information numérique » au même titre que « l'ADN, support de notre information génétique » ?

Cellule, organe et organisme

Et si nous allions plus loin ? Que représente cette cellule virtuelle si ce n'est votre sphère d'influence, votre cercle restreint de connaissances avec lequel vous interagissez au premier degré. Au même titre qu'une protéine, vous interagissez avec ces personnes selon vos affinités (hydrophobicité : Tu bois ce soir ? Non je conduis. Ok, tu me ramènes ?) et vos polarités (les contraires s'attirent parait-il).

Ces cellules pouvant former ensuite des organes thématiques : divertissement, santé, connaissance, etc. Les organes numériques ne sont pas forcément distincts car le virtuel permet de s'affranchir des contraintes d'espace, l'organe des jeux olympiques est par exemple à cheval sur ceux de l'argent et de la politique.

Plage près de Macinaggio

À quel organisme arrive-t-on ? Tout simplement au web. Impossible d'en déterminer la forme, ni le but mais force est de constater qu'il vit, grâce à nous. Battant au rythme de l'actualité mondiale, son débit ne se calcule pas en pulsations par minute mais en terabits par seconde.

Communication et maladies

Il y a divers moyens d'établir des interactions inter-cellulaires. Si on reste dans la métaphore sémantique, REST semble être un bon candidat pour mimer un tel mécanisme avec les différents protocoles d'identification/autorisation requis (leur complexité pourrait faire sourire comparé à ce qu'il se passe dans une cellule).

On peut identifier les cancers, qui sont des proliférations anormales de cellules, à certains phénomènes qui ponctuent l'histoire du web. Un bon exemple est celui de la prolifération des blogs. De la même manière, le virus se propage de cellule en cellule, vérolant l'information de l'intérieur. On n'est pas loin de la définition d'une campagne de buzz avec ses billets sponsorisés...

Port de Bastia, de nuit

Bon après être partis un peu loins, revenons à nos triplets. Peut-on vraiment comparer les triplets que forment les bases azotées aux triplets RDF dans un but pédagogique ? J'en suis convaincu s'il ne faut pas en plus expliquer les concepts de synthèse des protéines sinon ça devient difficile ! J'ai du mal à voir si ça concerne les 3/4 lecteurs que je connais ou si c'est maintenant de l'acquis. À vous de me dire si la courte nuit ayant précédée cette découverte est en cause ou pas ;-).

2008-08-10

Une solution élégante au select multiple

Un plugin jQuery permet de sélectionner via une liste déroulante et d'ordonner les résultats :

Select multiple avec le plugin jQuery asm

C'est pas encore l'idéal mais ça reste une meilleure solution que celle implémentée par défaut dans les navigateurs, il serait temps de faire évoluer un peu certaines interfaces utilisateurs obsolètes...

Vous avez mieux ?

Attache-moi

2008-08-10 Christian Fauré - Défaut, Ajouter un tag, amateur, business_model, usage

Apple vient de retirer l’application Netshare de son catalogue d’application en ligne pour l’iPhone.

NetShare permet d’utiliser son iPhone comme un modem sans fil (voir le tutoriel proposé sur le blog de Wired pour les paramétrages) et, comme tout possesseur d’iPhone, cette perspective d’utilisation de l’iPhone m’intéressait puisque c’est la promesse d’avoir un accès 3G illimité depuis n’importe où (enfin, là où il y a la 3G ) avec mon ordinateur.

Mais, depuis le début du mois d’Août, l’application a donc été retiré de l’App Store d’Apple car les opérateurs télécom, à l’image de AT&T, se sont empressés de rappeler les conditions d’utilisations de l’appareil :

“Furthermore, plans (unless specifically designated for tethering usage) cannot be used for any applications that tether the device (through use of, including without limitation, connection kits, other phone/PDA-to computer accessories, Bluetooth® or any other wireless technology) to Personal Computers (including without limitation, laptops), or other equipment for any purpose.”

Au centre de toutes les discussions, présentes et à venir, le mot “tethering” qui désigne le couplage d’un mobile avec un autre appareil électronique : PDA, Ordinateur, etc.

Les capacités techniques des outils technologiques sont très souvent, pour ne pas dire toujours, en déphasage avec les droits d’usages et les conditions d’utilisation qui nous sont proposées - imposées - par ceux qui les vendent :

  • des enregistreurs magnétiques qui ne doivent pas enregistrer
  • des DVD qui ne peuvent être lus que dans certaines régions du monde
  • des fichiers numériques qui ne doivent pas être reproduits
  • des appareils communicants qui ne doivent pas communiquer
  • des processeurs qui ne doivent pas aller à la vitesse à laquelle ils pourraient aller
  • des données qui sont les vôtres mais qui ne vous appartiennent pas
  • des connections illimitées qui sont en réalité très limitées
  • etc.

L’industrie technologique produit des contradictions entre les capacités techniques de ses produits et les brides qu’elle impose dans leur utilisation. Le choix d’utiliser le terme de “brides” n’est pas anodin car l’expression anglaise de “tethering” vient du nom “tether” qui signifie, à l’origine, la corde ou la chaine qui limite et contraint les mouvements d’un animal.

Faut-il rappeler à ceux qui pensent pour nous la bonne manière d’utiliser une technologie que nous ne sommes pas que des animaux ?

??? ??? ??? ??? ???
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2008-08-08

Revoilà le triplet annuel du calendrier

Qu'est-ce qui revient chaque année depuis 2001 sous forme d'un triplet ? qui cessera après 2012 ? qui succède aux 555, 666 et 777 ? Le 888 !

Et ce 888 est une date, ou plutôt une manière d'écrire la date, en utilisant un format chiffré où on lit le jour, le mois, l'année (l'ordre du format français). Mais on peut aussi y lire le mois, le jour et l'année (l'ordre du format anglo-saxon) sans que cela ne change.

Car la date du 888, qu'il est aussi possible d'écrire 8-8-8 ou 08/08/08 (et d'autres manières encore suivant le séparateur entre les chiffres) est celle du 8 août 2008 (un vendredi) dans un format en lettres et chiffres. Mais l'année pourrait aussi être 1908 ou 1808 ou d'autres années finissant en 08.

Pour une bonne communication, il est capital que les dates soient écrites dans un format ouvert, connu et documenté. Sinon le 9.8.2008 peut être le 9 août comme le 8 septembre 2008, suivant le format retenu... [1]

Précision : les calculs de date indiquent que ce 888, huit août deux mil huit, est le 1500e jour de Formats-Ouverts.org depuis le 1er juillet 2004.

Autres articles sur les dates (et leurs formats) :

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Les 10 meilleurs geeks du web français

  • 1 : Moi
  • 2 à 10 : mes amis

Ça c'est fait.

2008-08-07

L'argent, l'étiquette et les formats

2008-08-07 Thierry Stoehr - Formats-Ouverts.org - Nonelectronique

Parmi les émissions au format estival, celle de M6 Zone interdite, les inédits de l'été (un titre typique de grille de vacances) proposait le mercredi 6 août 2008 4 reportages [1], dont 2 où les formats ne sont pas trop loin :

  • Le protocole hors du numérique ? C'est le reportage sur la School of Protocol and Etiquette de Cindy Grosso qui enseigne le protocole au sens de la diplomatie et du savoir vivre. Les règles du protocole, comme celles de l'étiquette, sont connues et peuvent s'apprendre.
  • Un exemple à transposer ? C'est le reportage sur le Money Camp qui explique comment gérer son argent. Un Open Format Camp ou un Open Standard Camp pour expliquer le rôle des standards ouverts et pour faire les bons choix ? Cela pourrait prendre la forme de colonie de vacances, de formation, d'initiation ou de découverte.

Autres articles sur le protocole :

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

2008-08-06

Le nouveau Dotclear est là

2008-08-06 Thierry Stoehr - Formats-Ouverts.org - xmlfr, General

La version 2 du logiciel Dotclear est sortie le 1er août 2008 [1]. Cette information est à la fois :

  • brève (!) mais importante ;
  • liée au monde des sites Web, dont les blogs : « Dotclear est un logiciel libre de publication web ».
  • une mini annonce : Formats-Ouverts.org utilise l'excellent Dotclear, et la nouvelle version sera mise en place en septembre prochain.

Et du côté des formats ? Dotclear est un logiciel libre (licence ouverte), utilisant des standards ouverts du Web (HTML, RSS,...) et d'autres technologies ouvertes également (PHP, MySQL, Wiki,...). Un grand bravo !

Lire aussi :

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

2008-08-05

Qui peut changer votre vie ?

Le journaliste, l'administrateur, le savant.

Mais puisque la séduction l'emporte toujours sur le droit et la vérité, donnons priorité au premier : après avoir pris la parole aux politiques, mais sans test d'élection ; l'expertise aux savants, mais sans connaissance ; l'éducation aux parents et aux enseignants, mais sans déontologie ; l'attaque aux procureurs, la défense aux avocats et le verdict aux juges, mais sans qualité juridique ; les questions aux policiers, en obligeant chacun à répondre, mais sans devoir répondre à aucune question ; après avoir saisi la place de tout décideur, mais sans les responsabilités, bref toutes les gloires sans obligation ni sanction et tous les pouvoirs sans jamais les payer par un contre-pouvoir, il vole enfin, en traquant tout manquement à la morale, la confession aux prêtres, mais sans secret ni pardon. Quand le parasite ou intercepteur universel prend ainsi toutes les places, comment, par cette ubiquité, n'inventerait-il pas tout le réel social ?

Michel Serres, Hominescence.

Pan.

Je n'ai pas encore terminé de le lire mais c'est tellement dense que ça se déguste, j'ai rarement jamais lu un ouvrage qui m'ait donné aussi mal à la tête (et dans ce cas c'est un compliment). Il y a des moments dans la vie où des chemins de pensées s'offrent à vous, ce sont les vrais tournants, savants mélanges de vécu et de pressenti, ceux qui changent votre vie (hop, petit message subliminal au passage :-)).

1000 euros, Pop Club et les formats

2008-08-05 Thierry Stoehr - Formats-Ouverts.org - Nonelectronique

Deux émissions de radio aux formats particuliers qui durent

En radio et à la télé, l'été est la période de certains formats, dont les rediffusions ou les émissions qui ne durent que pendant la grille estivale.

A contrario, certaines émissions détiennent des records de longévité : la radio s'y prêtent bien plus, moins soumise à la loi de l'audimat et du renouvellement que le petit écran. Et dans la catégorie des records, 2 émissions radio ont passé en France des caps assez exceptionnels :

  • Le jeu des 1000 euros [1] : en juin 2008, l'émission a fêté ses 50 ans (intitulée Le jeu des 1000 francs avant le changement de format monétaire de 2002) ;
  • Le Pop Club [2] : de 1965 à 2005, il a été présenté par José Artur.

ELF, Et Les Formats ? On les connaît pour chaque émission : le déroulement, les musiques de génériques, les sons (les secondes qui s'égrènent), le style et le ton de la présentation, la voix,... ces éléments caractérisent l'émission. Même s'il s'agit d'un domaine non-informatique, les formats sont ouverts, ce qui en permet imitation et détournement, voire copie (mais pas à l'identique absolue sous peine de plagiat).

Autre article et autre record :

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Knowledge box reloaded

2008-08-05 Gautier Poupeau - Les petites cases - xmlfr, Sparql, RDFa, Geekeries

Il y a un peu plus d'un an, dans le but de montrer les possibilités des technologies du Web sémantique?, en particulier RDFa?, j'avais mis au point une petite application, la knowledge box, qui donnait la définition récupérée depuis Dbpedia de termes encodées en RDFa avec la propriété owl:sameAs et une URI? de Dbpedia. Cette première version relevant de la bidouille, il était difficile de récupérer le code pour l'intégrer dans un autre site sous Drupal ? ou d'autres CMS?.

La mise à disposition par Arto Bendiken d'une première version (Alpha ! attention donc en production) des modules RDF API et SPARQL pour Drupal 6 m'a permis d'améliorer le code de la knowledge box et d'en faire un vrai module drupal. Pour les (heureux !) utilisateurs de Drupal 6, il vous suffit donc de récupérer l'archive et de décompresser les fichiers dans le répertoire Modules.

<!--break-->

J'en ai profité pour ajouter deux fonctionnalités. En premier lieu, il est maintenant possible de paramétrer la langue de la définition récupérée sur DBpedia. Il suffit pour cela, une fois le module installé, de vous rendre dans les paramètres de configuration du module et vous choisissez entre l'anglais, le français et l'allemand. La seconde est encore plus intéressante. Comme la première version, soit la définition récupérée s'affiche dans un bloc paramétré, soit un point d'interrogation s'affiche, après chaque terme encodé et au passage de la souris sur celui-ci, une bulle s'affiche avec le contenu récupéré de Dbpedia. Ce billet, comme le précédent, contient des exemples de ce mécanisme.

Bref, je vous propose ici le système d'AdaptiveBlue, mais en lieu et place des attributs propriétaires des smartLinks, on utilise une syntaxe standard qui n'invalide pas le code de la page Web. Au passage, je réalise ainsi une idée que j'avais exprimée dans un précédent billet. Elle est pas belle la vie !

Cette dernière fonctionnalité s'apparente à un filtre Drupal à rajouter donc au format d'entrée utilisé. Le principe est assez simple. Avant l'affichage de la page, le code est analysé et, à la rencontre d'un élément encodé en RDFa avec la propriété owl:sameAs, le point d'interrogation est ajouté. La bulle est affichée grâce au plugin Jquery? "Jtip".

Il me reste quelques détails à régler, entre autres, permettre l'exploitation d'autres bases RDF que Dbpedia comme Music Brainz en RDF. D'ailleurs, libre à chacun d'améliorer le module, le code est à votre disposition, ce sera avec plaisir.

Vous connaissez à présent une des raisons qui m'ont amené à migrer sous Drupal 6, mais je vous réserve encore d'autres surprises à suivre dans les prochains billets ;-)

P.S : Merci à Alex, le seul collègue capable de débugguer une regexp? par mail tard le soir, de l'aide pour améliorer le code de ce module ;-)

Shots that changed my life (21)

2008-08-05 Christian Fauré - Défaut, cinéma, enregistrement

Le salon de Musique, Satyajit Ray, Inde 1958.

C’est un des films qui m’a le plus envouté, cela tient aussi bien au scénario, à la mise en scène, qu’à la texture de l’image qui apporte l’aura dont parlait Benjamin.

Et puis il y a la musique comme rituel et art de vivre ; un art de vivre dont le principal protagoniste semble être le dernier représentant. Celui d’une aristocratie qui commence à entendre le groupe électrogène du nouveau riche briser le silence de la nuit indienne.

C’est du Visconti en inde.

Regarder ce film un soir chaud et orageux d’été, et c’est le voyage dans le temps et l’espace assuré.

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Notes sur la structure informationnelle de la photographie

2008-08-05 Patrick Peccatte - Du bruit au signal (et inversement) - philosophie de l'information, index, philosophie de l information, photos, théorie photographique

Résumé: L'article analyse la structure informationnelle de la photographie numérique et propose son interprétation selon la philosophie de l'information (Luciano Floridi). Le concept d'index introduit par Rosalind Krauss dans la théorie photographique est alors reformulé d'après cette interprétation.

Article long - 13 pages A4 - dernière révision le 24/08/2008

Disponible également sur:

1. Index et information La photographie et le cinéma sont souvent définis par leur caractère indiciel. Cette notion d'index, qui renvoie à l'un des rapports fondamentaux qu'entretiennent en sémiotique un signe et son référent, a été empruntée initialement au philosophe Charles S. Peirce par la critique d'art Rosalind Krauss. Selon elle, « toute... Lire Notes sur la structure informationnelle de la photographie

2008-08-04

VHS vers DVD, et les formats

Ils sont vraiment très présents...

Expérience vécue : prenez le manuel d'utilisation d'un appareil comme un Combo enregistreur VHS-DVD. Il permet de graver sur un DVD les contenus video de cassettes VHS.

Et Les Formats ? En plus des 2 formats des supports que sont le DVD numérique et la VHS magnétique (avec le problème d'avoir des lecteurs de ces supports, notamment le second), les formats sont à chaque page (ou presque) : on lit ainsi,

  • le « format des branchements » : les dimensions et formes physiques des prises des câbles ;
  • le « format de l'écran » : format standard, 16/9e ;
  • le « format des couleurs » ;
  • le « format de l'image » : la définition, la résolution ;
  • le « format des DVD » : les DVD+R, DVD+R DL, DVD+RW, DVD-R ou DVD-RW !
  • et le « formatage des DVD » : en mode Video ou en mode VR.

Pour qui n'est pas habitué, cela constitue un vrai déluge de formats à assimiler et à maîtriser... Ces formats ne sont pas vraiment ouverts.

Lire aussi :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Conférence "Document Numérique et Société" - 17-18 novembre 2008 - CNAM-Paris

La deuxième conférence « Document numérique et Société »  favorisera les observations et les retours des pratiques de terrain mais aussi les réflexions plus théoriques sur les concepts et les modèles qui sont en train de renouveler l’étude du champ documentaire. Elle se tiendra les 17 et 18 novembre 2008 - CNAM-Paris - Amphi Abbé Grégoire Les... Lire Conférence "Document Numérique et Société" - 17-18 novembre 2008 - CNAM-Paris

2008-08-03

SVG Open en Allemagne

2008-08-03 Thierry Stoehr - Formats-Ouverts.org - xmlfr, Manifestations

L'édition 2008

Du 26 au 28 août 2008 à Nuremberg en Allemagne se tient la rencontre SVG Open [1]. C'est la sixième conférence internationale sur le format SVG, lancée en 2002 à Zurich. Puis ce fut Vancouver en 2003, Tokyo en 2004, Enschede en 2005 et Tokyo en 2007 (pas d'édition en 2006).

SVG, Scalable Vector Graphics [2], est un format ouvert établi par le W3C, appartenant à la grande famille de format de type XML (lancé en 1998). Il est pris en charge par les navigateurs modernes et utilisé par les sites récents.

Les 3 journées proposent des conférences où les logiciels Firefox, Opera, Inkscape (entre autres) mais aussi les sujets d'accessibilité, d'impression ou du mobile sont au programme. Le vendredi 29 août est consacré à des ateliers.

Le SVG permet de proposer dans un format ouvert et puissant des images fixes (comme des cartes géographiques de SIG), des animations (du type de celles avec le format fermé Flash) ou des applications graphiques (en l'utilisant avec d'autres technologies).

Lire aussi :

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

De quoi le nom est-il le nom ?

2008-08-03 Patrick Peccatte - Du bruit au signal (et inversement) - philosophie, philosophie analytique

Depuis la parution du livre de Badiou, on ne compte plus les titres d'articles ou de billets de blogs de la forme De quoi X est-il le nom ?. Cette formule devient un peu exaspérante, je trouve. D'autant plus que j'avais écrit il y a plusieurs années un petit article intitulé De quoi le nom est-il le nom ? qui avait (un peu) circulé. Bien que je n'écrirai probablement plus ce genre de choses aujourd'hui, je l'exhume donc ici, car il n'est pas dit que l'on ne puisse décliner ce gimmick à la manière analytique! Avec en prime un simili formalisme mathématique à la fin. Parce que ça fait plus chic.

De quoi le nom est-il le nom ? Que signifie le verbe ‘nommer’ ? "Donner un nom" paraît de prime abord une réponse naïve et bien proche de ces définitions circulaires qui font le délice des scrutateurs de dictionnaires. Définir le verbe ‘nommer’ grâce au nom commun ‘nom’ ressemble fort à expliquer ‘parler’ par la périphrase "proférer... Lire De quoi le nom est-il le nom ?

2008-08-02

Domotique avec le protocole xPL

2008-08-02 Thierry Stoehr - Formats-Ouverts.org - Ressources

Interconnecter différents matériels

En plus de l'article sur les formats de compression audio, le numéro d'été de GNU/Linux Magazine France propose aussi un autre article concernant la domotique [1].

Les 8 pages détaillent le protocole xPL qui permet de transmettre les informations entre les différents appareils. L'article expose aussi les utilisations avec les langages Perl, Python et Java. Et le protocole xPL, pour eXtremely simPle protocoL [2], est un protocole ouvert.

Autres articles à lire :

Sources et liens :

  • [1] Article Faites communiquer vos technologies domotiques grâce à xPL, de Maxence Dunnewind, page 86 à 93, GNU/Linux Magazine France n°107, juillet-août 2008
  • [2] Site du projet xPL, en anglais, http://wiki.xplproject.org.uk/

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

2008-08-01

Bilan de juillet

2008-08-01 Thierry Stoehr - Formats-Ouverts.org - xmlfr, VieDuSite

Le palmarès des articles les plus lus en juillet 2008

  1. le lancement de XML10 ;
  2. le XML a 10 ans ;
  3. l'intervention à la Pitié ;
  4. la conférence nationale du handicap ;
  5. le léopard des neiges 2 ;
  6. le léopard des neiges.

Les statistiques du mois

  • un total mensuel de 32 articles, pour un total général de 1632 articles ;
  • près de 20 000 (18 745) visiteurs différents ;
  • plus de 100 000 (101 756) visites ;
  • plus de 360 000 de pages vues (362 655) ;
  • près de 430 000 (428 415) hits ;
  • plus de 14 Go (14,62) de transfert.

Et aussi en juillet

Dans la liste des articles du mois, il y eut les formats de l'été, la DCRI, le PDF à l'ISO, des anniversaires (39 ans et 50 ans), des cahiers de vacances (européen, pour grands, sur console, en concurrence), des films (Hulk et Kung Fu Panda et Hancock), des articles à signaler (le SVG, les formats de compression audio, un énervement, une interview) ou des défilés (militaire ou à reculons).

Merci à toutes et à tous pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes (sans demande d'autorisation préalable), les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Vivent l'interopérabilité et les standards ouverts !

Et sur Formats-Ouverts.org :

Migration de ce site de Drupal 5 à Drupal 6

2008-08-01 Gautier Poupeau - Les petites cases - Outils, Geekeries

Pour des raisons que vous comprendrez bientôt (reprenons la mauvaise habitude du teasing ;-) ), il m'a fallu migrer ce site de Drupal 5? à Drupal 6. A la demande de Charles, je vous propose dans ce billet un compte-rendu de cette expérience.

Pour commencer, il faut suivre pas à pas et strictement les étapes décrites dans le fichier UPGRADE.txt disponible dans l'archive de Drupal 6. Si vous vous ne sentez pas après cette lecture, vous pouvez consulter ce screencast très complet qui décrit la procédure de migration